Cela vous est sûrement déjà arrivé : ces jours où vous vous levez motivé, avec l’envie d’avancer… mais où, au final, vous faites tout sauf ce qui est vraiment important. Vous allumez l’ordinateur, regardez les notifications sur votre téléphone, répondez à quelques messages, vérifiez “deux ou trois choses” et, à la fin de la journée, l’essentiel n’a toujours pas été fait.
Oui, ce que vous venez de lire, c’est tout simplement de la procrastination. Et non, se tromper serait de croire que procrastiner, c’est être paresseux. La plupart du temps, il s’agit d’un blocage mental, d’un manque de clarté, de la peur de mal faire et d’un environnement rempli de distractions. Comprendre pourquoi cela vous arrive est la première étape pour sortir de ce cercle vicieux.
Qu’est-ce que procrastiner réellement (et pourquoi ce n’est pas de la paresse)
La procrastination consiste à repousser des tâches importantes, même en sachant que cela aura des conséquences. Ce qui est surprenant, c’est que bien souvent, vous n’êtes pas réellement inactif : vous êtes occupé… mais pas sur ce qui compte vraiment.
Au fond, procrastiner est souvent une manière d’éviter des sensations désagréables : l’insécurité, l’ennui, la difficulté, la fatigue ou la saturation mentale.
Les signes typiques que vous êtes en train de procrastiner
Certaines attitudes reviennent très souvent lorsque l’on procrastine :
- La journée commence avec des idées très claires, mais se termine par des tâches secondaires.
- Vous pensez devoir être “dans un état parfait” pour commencer… un moment qui n’arrive jamais.
- Vous vous dites : “quand j’aurai envie”, “quand je serai inspiré”.
- Vous laissez l’important pour la fin… puis vous le faites dans la précipitation ou vous le reportez encore.
Pourquoi procrastinons-nous ? Les causes les plus fréquentes
Il n’y a généralement pas une seule raison, mais une combinaison de plusieurs facteurs :
- Les tâches sont trop grandes ou mal définies, ce qui bloque le passage à l’action.
- Le perfectionnisme excessif : si ce n’est pas parfait, vous préférez ne pas commencer.
- La peur de mal faire ou du regard des autres, très présente dans le travail.
- La fatigue mentale : lorsque l’esprit est saturé, la capacité de décision chute.
- La “dopamine facile” : notifications, téléphone, sollicitations permanentes.
- Une mauvaise hiérarchisation des priorités : vous confondez l’urgent et l’important.
- Un stress constant qui épuise l’énergie mentale.
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Dans le cadre professionnel, la procrastination est particulièrement fréquente pour des raisons bien précises :
- Interruptions constantes (emails, messages, réunions).
- Trop de tâches et la sensation que “tout est urgent”.
- Perte de contrôle : vous subissez la situation au lieu de la diriger.
- Tâches répétitives qui provoquent ennui et déconnexion.
- Peur de se tromper ou de ne pas être à la hauteur.
Les conséquences de la procrastination (au-delà de la perte de temps)
À court terme, repousser une tâche donne l’impression de réduire la pression. À moyen terme, c’est l’inverse qui se produit :
- Augmentation du stress et de l’anxiété.
- Baisse de l’estime de soi.
- Difficultés de concentration.
- Travail bâclé, fait dans l’urgence et mal exécuté.
Comment arrêter de procrastiner : des stratégies simples qui fonctionnent
Ici, il ne s’agit pas de motivation, mais de réduire la friction mentale et de faciliter le démarrage.
- Diviser les tâches
Une grande tâche devient plus accessible lorsqu’elle est découpée en petites actions. - Décider des étapes avant de commencer
L’esprit se bloque lorsqu’il ne sait pas par où commencer. - Utiliser un minuteur (méthode Pomodoro)
Travailler 25 minutes, faire une pause de 5 minutes, puis recommencer. - Éloigner les distractions faciles
Le téléphone hors de vue fait déjà une grande différence. - Faire des listes réalistes et courtes
Une priorité principale et deux tâches secondaires suffisent. - Changer l’objectif
Il ne s’agit pas de faire parfaitement, mais de faire.
Quand faut-il s’inquiéter et prendre le problème au sérieux ?
Procrastiner occasionnellement est normal. Il faut cependant être attentif si :
- La situation dure jour après jour.
- Elle génère de l’anxiété ou un mal-être persistant.
- Vous vous sentez saturé et incapable d’agir, même sur de petites tâches.
- Vous êtes souvent fatigué et avez des troubles du sommeil.
Dans ces cas-là, il est important de revoir ses habitudes, sa charge mentale et, si nécessaire, de demander de l’aide professionnelle.
Un point important : connaître votre niveau réel de procrastination
Il n’est pas toujours évident de savoir si l’on traverse simplement une mauvaise période ou si la procrastination est devenue un véritable schéma. Avoir une référence claire aide à prendre de meilleures décisions et à appliquer des solutions adaptées.
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